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Partir sur le toit du monde

Chaque année, des centaines et des centaines d’alpinistes affluent de par le monde pour espérer réussir l’ascension sur le toit du monde : le mont Everest. Dans cet article, nous allons survoler les essentiels à savoir si vous projeter d’entreprendre ce voyage unique.

Les deux camps

Deux itinéraires principaux mènent directement à l’Everest, l’arête nord sur le versant tibétain et la route du col sud depuis le Népal. Chaque itinéraire dispose de son camp de base et de l’expérience de campement qui lui est propre. Les deux sont perchés à environ 5330 mètres d’altitude et nichés entre deux immenses vallées glaciaires : le glacier du Rongbuk et le Khumbu. En général, un camp de base est équipé de toutes les commodités nécessaires pour servir de point d’attache aux alpinistes.

La préparation

Pour espérer monter sur le toit du monde, l’alpiniste devra se procurer un permis d’escalade de l’Everest délivré par le ministère du Tourisme népalais. Toutefois, il est interdit de se présenter directement au camp de base avec son permis et d’y planter sa tente, ni moins d’entreprendre l’escalade. Avant toute chose, les étrangers doivent requérir le service d’une entreprise de logistique locale agréée qui va se charger de l’hébergement dans le camp de base, des installations sanitaires élémentaires ainsi que du repas. De plus, l’alpiniste doit impérativement être accompagné de trois à quatre travailleurs locaux du camp de base (guide sherpa, cuisinier, chef d’équipe, etc.)

Les dangers de l’ascension de l’Everest

En moyenne, cinq personnes périssent chaque année en tentant d’escalader l’Everest. Certes, c’est une aventure unique et excitante, mais c’est surtout un voyage périlleux pour des raisons intrinsèques : les chutes, les avalanches, le mal aigu des montagnes, le manque d’oxygène, le froid, la déshydratation, la faim, etc. À côté de ces dangers classiques, les spécialistes de l’alpinisme comme Marc Batard ont soulevé le fait que le véritable problème serait le manque de préparation des alpinistes et des accompagnateurs. De plus, il y a depuis quelques années ce qu’on appelle des embouteillages humains dans la zone de mort.