Les pires épidémies de l’Histoire Nov17

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Les pires épidémies de l’Histoire

Si l’on en croit le bon vieux média « mainstream », Ebola pourrait marquer la fin de l’humanité, rien que cela. Pourtant, avant de se laisser aller à la psychose et de s’enfermer dans son bunker, il convient de relativiser un peu les choses. Alors pour se dire que, finalement, on n’est pas si malheureux et se mettre d’aplomb au début de la semaine, voici donc un petit florilège des pires épidémies de l’Histoire.

 

La peste, pire fléau de l’humanité

Petit jeu pour se mettre dans l’ambiance : je suis une maladie qui a touché l’Europe durant le Moyen Âge, j’ai tué quasiment la moitié de la population en moins de cinq ans, on me reconnait aux bubons qu’arborent mes victimes et j’ai touché aussi bien le peuple que la noblesse et le clergé, je suis, je suis…

La peste noire. Car oui, de loin, il s’agit là de la pire épidémie que l’Homme à connu puisqu’elle entraîna plus de 25 millions de personnes dans la tombe, soit près de la moitié de la population européenne entre 1347 et 1352. Il faut dire aussi que l’époque aura bien favorisé cette situation entre conditions sanitaires déplorables, famines à répétition et impuissance des médecins pris au dépourvu qui virent en grande partie une punition divine dans cette pandémie.

Et il ne faut pas d’ailleurs s’étonner que la deuxième place de ce morbide classement soit occupée par une autre épidémie de peste, moins connue mais presque aussi efficace : la peste de Justinien, du nom de l’empereur byzantin officiant en 541, date de début de l’épidémie. Celle-ci entraînait entre autres une nécrose des mains et fut à l’origine de la mort de près de 25 millions de personnes (40 % de la population) également bien qu’il ne s’agisse là que d’une estimation. L’impact de cette crise fut tel que l’on considère généralement qu’il a influé sur l’Histoire du monde, empêchant entre autres la réunification de l’Empire romain.

 

D’autres épidémies mortelles

Mais les différents visages de la peste ne sont pas les seules épidémies capables de décimer des populations entières. L’une des plus virulentes de ces épidémies prit ses quartiers après un autre fléau : la Première Guerre mondiale. En effet, le monde était encore en train de panser ses plaies que s’abattait la grippe espagnole.

Parmi les premières maladies à profiter de la mondialisation naissante, la grippe espagnole va parcourir le monde durant l’hiver 1918-1919 et tuer pas moins de 20 millions de personnes (les plus pessimistes parlant même de 40 millions et en intégrant les zones du monde moins documentées on atteint les 100 millions de mort) en Europe, dans les Amériques mais également en Asie et Afrique. La grippe espagnole sera brève mais aura tout de même le temps de faire plus de victimes que la Grande guerre.

Le XXe  siècle sera également le théâtre de plusieurs épidémies aux noms trop souvent évocateurs : polio, variole ou encore SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui finalement s’avéreront moins mortelles que la grippe espagnole mais tout aussi efficace en terme de mortalité par contraction.

 

Alors, la prochaine fois que vous entendrez parler d’Ebola et de danger sanitaire (sans chercher à minimiser la maladie, on ne compte que très peu de morts hors Afrique à l’heure actuelle), pensez à qu’il existe toujours pire et qu’il suffit de prendre la vie du bon côté… Comme ici :